Ô vent
Ton voile difforme transcende mon essor
M’enivrant, par bonheur, d’effluves vanillés
A ton contact, tangue le haut des peupliers
Ta venue mentholée vivifie de fluor .
Tout le royaume floral répand son essence
Vil, tu investis ma silhouette consentante
Emportée par ta douceur, je demeure amante
Gaie, la nature s’ajuste aux pas de ta danse .
Au ciel, s’enflamment mes mèches ébouriffées
Tu t’engouffres sous mes dentelles soulevées
Sa fleur cachée attire ton vol impudent .
D’un souffle, voudrais-tu devenir mon porteur,
Déposer le parfum de mon amour ardent
Aux pieds de celui qui accapare mon coeur ?


