Depuis toi...haine

Ta haine, de dégoût, agonise ma plume
D'où s'écoule son sang perdu dans le fossé.
La terreur de tes mots vomissant l'amertume
A coupé son entrain, image du passé.

Elle aimait tant écrire et partager ses peines,
Ses doutes, ses bonheurs, pour ne jamais mourir.
Le climat d'autrefois pardonnait les fredaines
Son engouement d'antan n'est plus qu'un souvenir.

En déclin depuis toi, elle souffre en silence
Misère, qu'as-tu fait ? Sa sève se tarit.
Ô torpeur, lâche-la, car bientôt plus de stance!
Songeant à ses adieux, le terme lui sourit.

Massacrant l'atmosphère à coups d'irrévérences
La guerre, désormais, remporte du terrain
Si tu pouvais comprendre et voir les conséquences...
Quel malheur! Et pourtant, l'espoir d'amour l'étreint.

Si je suis toujours là, c'est grâce à vous poète
Je vous offre ces vers, l'espace d'un sursis
En priant le retour du vol de l'alouette
A votre réconfort, je dis mille mercis.