Vent du soir

Je marche, je marche
Allant au devant
Du vent
Qui disperse mes souvenirs,
Les douleurs
De mon âme
Et les miettes rancies
De mon cœur endurci.

Mais je ne peux, non je ne peux,
Dans ce tourment d’azur,
Oublier ton regard,
Effacer ton sourire,
Eloigner la pensée
De m’entendre te dire
Au gré de tes paroles
Et de tes joues qui frissonnent
Ce mot
Plaisamment universel, ô combien personnel,
Je t’aime.

8 décembre 2009