Visite nocturne

Qui es-tu qui chaque nuit viens
Inaccessible et vain mensonge
Troubler de ta beauté mon songe
Oiseau qui palpite en mon sein.

Sous les cils courbes que prolongent
Deux diamants aux feux incertains
Ton regard d’ange florentin
Sans pudeur me fouille et me ronge.

Tu me crucifies Tu me tiens
Jouet docile entre tes mains
Car lorsqu’au clocher minuit tonne

Cendrillon par un sort liée
Farouchement tu m’abandonnes
Et je meurs alors de t’aimer.