Vieillir
Quand la vie s’approche du deuil
Quand l’âme touche l’infini
Notre oreiller sent le cercueil
Et notre lit le bois verni.
Qui viendront clore notre vie
Le printemps n’est plus notre affaire
Pas plus que l’hiver ou la nuit.
Même la chose élémentaire
Du quotidien pesant, ennuie.
Au jour le jour l’instant suffit.
Nous existons en contre jour
Notre muse a brisé sa lyre
Brassant passé et avenir
Notre cœur déborde d’amour
Au confluent des souvenirs.


