Toi


Mes mains ont dessiné ton corps
J’ai redécouvert des trésors
Que tu dissimulais Madame
Et pour lesquels lors je m’enflamme
Et te loue encor et encor.

Tu demeures la Notre-dame
La douce et radieuse Marie
Que mes vingt ans avaient choisie
La délicieuse fée Morgane
Dont les sorts exaltent ma vie.

Tu es toujours le bel épi
Qu’un soir de juillet j’ai cueilli
Et que depuis comblé je glane
Dans le champ de l’amour joli
Semé d’embûche et d’ambroisie.

Mon cœur a enlacé ton âme
J’ai redécouvert des trésors
Aussi beau qu’en leur bel été
Que tu dissimulais Madame
Sous la cendre bleue des années.