Soirée
Il tombe ici des pluies absurdes
De tristes crachins incolores
Je lis les chants de Maldoror
Pour y trouver l’infinitude.
Plus goût à rien dans ce jour blême
Les songes sont à l’inquiétude
Il tombe ici des pluies absurdes
La poésie fuit mon poème.
Je lis les chants de Maldoror
L’océan parle à l’univers
Tout est plus pâle que la chair
Sur le mur je lis « never more ».
Plus goût de rien dans ce jour blême
Sinon de cet inaccessible
Que le langage prend pour cible
Dans la conscience du poème.


