S'il en est encor pour douter

S'il en est encor pour douter
Que la vie se partage à deux
A la table où sur l'oreiller
Qu'on leur ouvre tout grand les yeux.

S'il en est encor pour gloser
Que la solitude est sereine
Qu'on les enferme en un grenier
Parmi les senteurs des verveines.

S'il en est encor pour prêcher
Les délices du célibat
Qu'on les claquemure à jamais

Loin du vin fin et du tabac
Loin de ces alcools distillés
Et très loin des filles de joie.