O poète… Ô poésie…
Graves poètes dans le marbre
Burinez vos sonnets précieux
Et sur les forges de Vulcain
Forgez vos ballades d’airain
Tordez les cheveux de la muse
Gavez-vous de coca cola
Rimbaldisez au Golgotha
Pleurez avec vos cornemuses
Vous possédez la science infuse
De coucher sur le vain papier
Les travers de la société
Et de sapiens les pauvres ruses
Que Victor Hugo Que Verlaine
Viennent lire vos vers sérieux
Et boire de ce vin goûteux
Que roulent vos divins Jourdain
Nul ici bas ne s’en étonne
Nés nains nous nous satisfaisons
Du simple rire qui fait l’homme
Et devant vous nous nous courbons
Merci merci d’être ces phares
Dont a besoin notre infini
Le soleil de votre génie
Est le quai où le temps s’amarre
Graves poètes dans le marbre
Gravez vos sonnets précieux
Et sur les forges de Vulcain
Martelez Martelez sans fin
Vos vers dorés et immortels
Ils sont du printemps l’hirondelle
Du musicien le violoncelle
Et du Sahara l’algazelle.


