Minuit l’heurs du c’ rime
La Mort sinistrement travaille
Je la vois qui fauche à plein temps
Tandis que peinant je rimaille
Quelque poème consternant
Autour d'elle cent crânes rient
De leur éclatante denture
A me voir avec mes caries
Et mes vers de déconfiture
A son côté la vie usine
Le petit démon de midi
Me fait la découvrir jolie
Dans cette nuit presque tragique
Où les saints offrent leurs reliques
A des Marie fort libertines.


