Marie la Rose
Sur le portrait d'une inconnue
Marie la rose tes yeux doux
Ton clair visage de madone
Tout aurait pu me rendre fou
Mais plus rien en moi ne s’étonne
Quand les colchiques s’empoisonnent
Après le départ du coucou
Et que le vin mûrit en tonne
Bouillonnant comme un jeune loup
Quand la pluie dans les nues griffonne
Quelque message d’au-delà
Il n’est plus rien qui désarçonne
Même pas un joli minois
Car il est trop tard pour aimer
L’ange de l’union éternelle
S’est envolé à tire d’aile
Vers d’inaccessibles contrées.


