Les derniers Hurons

Je me souviens surtout que c'était ma jeunesse
Et qu'avec mes souliers je voulais voyager
Au sortir d'une guerre ayant mis la traîtresse
Mon rire et mes bonheurs sous son pas cadencé.

Et qu'avec mes souliers je voulais voyager,
Voir ce pays de rêve, cette Belle Province
Et je voulais flirter avec vos mots ,mes Princes.
D'au-delà l'océan, ils parlaient liberté.

Au sortir d'une guerre en attendant Brassens,
Vous étiez cet accent qu'on ne peut imiter
Le Québec saignait d'être un peu trop Anglais
Et vous nous le chantiez avec vos mots de princes.

Le temps qui rape tout a usé la montagne.
Un de chez nous, un jour, vous a plébicités.
Il faut bien des combats pour que les mains se joignent.
Il faut des nivôses pour voir le blé germer.

Le premier est parti où l'ailleurs l'attendait.
Le deuxième vieillit sous sa toison d'hiver.
Le troisième houblonne et distille sa bière.
Et nous, nous vous chantons avec Linda Lemay.