La muse du soir
Il croyait bien s’être endurci
Les ans vont toujours dans ce sens
Sitôt tarie l’eau de jouvence
Que sur soi-même on se replie
Mais à la voir aussi jolie
Qu’un petit santon de Provence
Il retrouva du paradis
Les anciennes magnificences
Il but son vin de poésie
Lui trouva le goût de l’éden
Et l’élégance du phalène
Tu devins sa muse païenne
Et ton rire de porcelaine
Lui réapprit pourquoi l’on vit.


