La fenêtre

La fenêtre nimbée d’une pourpre automnale
Pensive d’effeuiller le livre de la nue
Sonde du désespoir les brumes aurorales
Sous le mufle glacé de la déconvenue.

Du jardin suspendu où le pinson n’est plus,
Pour un faune troublé mortifié de regrets,
D’une fontaine, l’eau de reflets parcourue
Décoche le frisson d’un délicat couplet.

Farouchement baignée d’un halo de velours
Une Diane alanguie dans son marbre fané
S’émeut en découvrant le somptueux mollet
D’un Narcisse atterré d’une ride d’amour.