Fatalité 2
Le temps jamais ne se détourne
Il ne fait jamais marche arrière
Et même jamais ne séjourne
Dans la richesse ou la misère.
Que lui importe de laisser
Nos ossements dans sa poussière
Il va de son pas de damné
Vers quelle croix sous son suaire ?
A peine sommes-nous nés son doigt
Sur notre front grave la date
Que la veuve à la faux lira
Quoique nous ayons tenté
Mais vainement dans notre hâte
Sous nos rides de la cacher.


