Clin d'oeil à Yves Martin (1936-1999)
A toi yves, que je n'ai pas connu...(sm)
Parti! Pour où, mais sans scandale,
Mais sans trompettes ni discours.
Le dernier piéton aux escales
Qui sentent le vin des faubourgs.
Le masque triste, un peu trop rond!
Il déambulait dans la vie,
Amoureux de ces instants gris
Aux éclairages verlainiens.
Il y faisait sans cinéma,
Immensément moisson d'images,
N'ayant à l'esprit que la rage
Du sage qui fouille le fini.
La vie, invitée sans partage,
Gardienne de son encrier,
S'enroulait autour de sa page
En un indicible collier.
Il fut pour quelques-uns immense.
Cela ne le souciait pas
Car il braconnait la bravade
Pour une pépite de joie
Et pour une amitié d'homme
Que l'on découvre, et qu'anoblit
La cruauté du temps qui passe
Sous les projecteurs de la vie.


