Chanson gaie
Chanson II
Chaque matin mon cœur riait
A voir son regard étonné
Suivre le jeu clair du reflet
D'un rayon d'or sur la psyché.
Elle étalait sur l'oreiller
Sa chevelure d'Eve au bain
J'en étais comme médusé
Le brun va si bien à son teint.
Elle me sait jaloux pourtant
Ses premiers mots c'était pour dire
Cette nuit j'ai eu un amant
Il avait des dons de vampire.
Et le disant elle m'ouvrait
Comme les portes de l'éden
Ses bras gracieusement fluets
Sur sa peau de reine italienne.
Chaque matin mon cœur riait
De me voir à ses jeux d'enfant
Me soumettre comme à souhait
L'amour rend l'homme conciliant.
Puis nous parlions un grand moment
De tout de rien d'elle surtout
C'était mai c'était le printemps
L'hiver n'existait pas chez nous.
Puis elle avouait sans sourire :
"Je n'aimerai jamais que toi
Tu sais, l'amant, c'était pour rire.
Mais moi je ne souriais pas.


