Carnaval

C’était un très nous-deux poème
De néant il parlait bien bas
Se fleurissant de chrysanthèmes
Puisque l’amour n’était plus là

C’était pour lui un tour de force
Ce cœur gravé sans coutelas
Dans la chair vive de l’écorce
De ce pin qui n’existait pas

Et passe-passe de malin
Abracadabra de fanfare
Qu’est ce poudroiement sur la foire

De cette amoureuse bohême
D’un carnaval en mi-carême
Et poudre de perlimpinpin.