Après la lecture d'un poème...
J'aime le vin les femmes et surtout vos poèmes
Ils offrent je ne sais quel singulier parfum
Baudelairien souvent avec ce petit rien
Qui leur donne la grâce des anciennes bohèmes.
Si je les lis le soir quand le jour se fait blême
Et que le ciel mouvant devient élyséen
Sous la tonnelle fraîche au fond de mon jardin
Je me sens transporté chez Louis le quatorzième.
Dans ce Versailles hautain, vos sonnets aériens
Aux mots choisis pareils aux perles d'un diadème
Par leur éclat haussent les fastes souverains
Et brillent de ces feux que la poésie aime
Déposer sur le front qu'elle a su distinguer
Dans le stérile flot des poètes légers.


