Un joli nom, camarade
La vie d’en haut, la vie d’en bas,
C’est fait de vers et puis de proses
De fleurs fanées ou bien de roses
La vie on ne s’en passe pas.
Mais c’est elle qui un jour passe,
Laissant les choses qu’on grava,
La vie qui vient, la vie qui va
La vie jamais on ne s’en lasse.
Et ces parfums dont on s’enivre,
Le verre plein de l’amitié
Ou seulement plein à moitié,
Et pour tout ça l’envie de vivre.
Mais savons nous où nous allons ?
Au cœur sans doute du silence
On rit de la grandiloquence,
Ah je fais taire mes violons !
Pas de phrase pour émouvoir,
Seulement un petit adieu,
Celui qui croit si peu en Dieu
Ne peut parler d’un au revoir.
Dire de toi l’après, l’avant
Moi je n’en ai aucune envie,
Je garde en ma petite vie
Des souvenirs de toi, vivant.
Je veux écrire à plume nue
Hors tous les fastes et les messes,
En oubliant toutes tristesses
Le plaisir de t’avoir connu.
Sans cérémonie ou parade,
Juste un mot dont ma voix frémit,
Pour dire bon vent à l’ami
Et puis l’adieu au camarade.
Le 29 mai 2009


