Pour R…
Toi tu ne parlais plus aux nuits des aventures
Et je ne savais pas qu’ailleurs est la raison
Car tu fus le cadeau glissé aux devantures
De ce monde parfait au cœur de ma maison
Ah folle enfant filant vers une autre saison…
Et la chanson est là qui monte douce amère
Les mots pour enchaîner et les mots qu’on délivre
Cette rose effeuillée au jardin, éphémère,
Aux pétales fanés dans les pages d’un livre,
Princesse je priais « oh laissez là donc vivre…. »
Je n’ai rien oublié, tu écris par ma plume,
Ma mémoire c’est toi qui reviens tant et tant
L’image au bord des eaux que dépose l’écume,
Ondines affranchies qui laissent en partant
Seul le sel de la vie, c’est ainsi et pourtant …
Je sais que te rêver n’est qu’une autre lumière
L’incertaine lueur fugace et vagabonde,
Où bien cette pensée dont tu fus la première
A savoir qu’elle était l’étincelle du monde
L’étoile sous ton toit, en toi la joie profonde…
De ce pays enfin je garde ton visage
« Aujourd’hui plus qu’hier et bien moins que demain »
Tu es ce ciel d’été, de pluie, ce paysage,
Cette offrande à mon cœur oh tellement humain,
Je m’endors malgré moi et tu me tiens la main…


