La vie va que je voudrais
Bien plus tard je m’endormirai
Sachant que tu vas rester là
Telle que tant je t’espérais
Telle que fut et que voila
De noir et blanc cette étrangère
Trois fleurs posées sur l’étagère
Nous apprendront le goût du beau,
Le lys au cœur de Bérengère
La rose nue d’Arthur Rimbaud
Et l’œillet sang du Portugal
Et tes bons mots en madrigal
Nous rimeront nos infinis
Pour nous dire qu’il est égal
Que tout commence où tout finit
L’épine au cœur pour le voyage
Lors que soit douce pour nos ages
L’onde mouvante sous l’étrave
Glisses en mer toi de passage
Rit ou pleure ma note grave
Sur le clavier de mon Mozart
Il n’est ni Dieu, roi ou César
Pour lire la vie en nos mains
Il n’est que page de hasard
Entre ce jour et puis demain
Laisse aller où ton bateau va…
Déjà tu es ce que rêva
Ce garçon qui cherchait l’ailleurs,
Toi quand la note s’acheva
Sur la musique du meilleur
Qui fis choir ta blanche chemise
Et sur ta lèvre où s’éternise
La promesse d’un jour nouveau
La nuit file son écheveau
Pour un pluriel temps des cerises
Bien plus tard je m’endormirai
Sur la vie va que je voudrais,
Comme au début de mon histoire
Telle que tant je t’espérais
Aux poésies incantatoires
Bien plus tard je m’endormirai
Etc.
Roger Vidal le 15 aout 2010


