La taverne

Comme je marchais de guingois
De par les rues, le cœur en berne,
Je suis entré dans la taverne,
Guidé par des chants pleins de joie.

Assis à une table en bois,
Il me semble que je discerne
Une trêve au mal qui me cerne
Dans cette assemblée qui festoie.

Jolie fille à la blonde tresse,
Tu es une charmante hôtesse
Qui sers avec maestria,

Ton regard clair n’est point farouche,
Ah ! Remets moi donc une louche
De cette fraîche sangria !