La méduse
(A la mémoire d'Alphonse Daudet)
Autant, avec sa coiffe ronde
Et ses filaments irisés,
La méduse semble, avec l’onde
Qui la porte, s’harmoniser,
Autant, souillée d’arène blonde,
Sur une plage déposée,
Sa contenance moribonde
Est toute désorganisée.
Ainsi, une idée belle et vive,
Dans un esprit qui la cultive
Peut séduire de son éclat,
Voici qu’à peine on la griffonne
Avec des mots qui l’emprisonnent,
Elle perd de son apparat.


