Le dernier repas

Lorsque l’ivresse et la passion sont desservies
Et la coupe de la tendresse bue jusqu'à la lie,
Quand la saveur des mots devient désagréable,
Il faut tout simplement savoir se lever de table.

En ce beau moi de mai, ce beau mois des muguets
Je n’ai aucun remord, je n’ai aucun regret.
Surtout pas de sanglots, encore moins d’amertume
Car des lamentations, je n’en ai pas coutume.

Sublime inspiration, par le cou tu me tiens !
Oh belle inspiration, puisque ça ne vaut plus rien,
Sans tambour ni trompette, sans accord de guitare
Je tire la révérence, sans orchestre ni fanfare.

Ensemble, si c’est possible, ensemble si tu le veux,
La coupe de l’Amitié on peut la boire à deux.
Mais si tu crois plutôt qu’il faut couper tout lien
Tu en feras à ta guise et pour ton plus grand bien.