Musée imaginaire
Ton visage avait disparu
Dans un repli de ma mémoire
Seule restait la robe sage
Sous laquelle tu étais nue
Et sur ta poitrine élastique
S’enroulait un voile de lin
Que perçait mon regard lubrique
A la recherche de tes seins
Ton œil apparaît dans la brume
Ta bouche est froissée de carmin
Au vent de tes cheveux ,je hume
Une gerbe de romarin
Tes petits pieds soudain me frôlent
Je les prends au creux de ma main
Et porte à mes lèvres l'obole
De tes jolis orteils mutins
La Joconde n’est pas plus belle
Dans le cadre lourd qui l’étreint
Que toi, ma blanche damoiselle
Surgie d’un rêve saturnien
Dans mon musée imaginaire
Tu es le plus beau des tableaux
Lorsque s’anime la lumière
Aux frémissements de ta peau.
MARCEK


