La salade (Souvenirs d'Octave)
Dans la cuisine, à pas de loup
Si ce n’est à pas de matou,
J’aimais pénétrer par surprise
Tandis que la gentille Lise
Se consacrait à maintes tâches.
Je sentais frémir mes moustaches
En détachant son tablier
Alors qu’appuyée à l’évier
Elle rinçait quelque salade.
Et mes mains partaient en balade
Sous sa robe. Je retroussais
Ses jupons. Elle protestait
Mais moi, je n’en tenais pas compte !
Aujourd’hui je l’avoue sans honte
Est-ce le parfum des épices
Qui me suggérait les supplices
Auxquels Lise se soumettait ?
Et quand son chignon s’écroulait
Sous mes attaques surprenantes
Je la tenais presque mourante
Dans mes bras .Alors, j’embrassais
Sa nuque offerte et ses épaules
Et puis je reprenais mon rôle
De jeune homme bien élevé
En attendant le déjeuner…
Marcek


