La merlette est veuve
La merlette est veuve
Le rêve est brisé :
Le printemps s’abreuve
Du sang clair versé.
Et, l’oeil angélique,
La griffe d’acier
Le chat se pourlèche
Après la curée.
L’aile vagabonde
Le bec orangé
Iront dans la tombe
Pourrir à jamais !
Mais le chat s’allonge
Fier de son forfait
Et lèche sa patte
D’un air satisfait.
Le remords ne ronge
Que l’homme, imparfait !


