La chaleur des épices (Souvenirs d'Octave)
Elle avait des cuisses douces
Qui fleuraient bon la marée
Un joli parfum de rousse
Embaumait sa peau salée
Ses yeux couleur d’algues vertes
Où flottaient de lourds désirs
M’incitaient aux découvertes
A la source des plaisirs
J’ai navigué tant et tant
Lui offrant mes bons offices
Que je connais maintenant
La chaleur de ses épices
Du cumin au coriandre
Dont se parfumaient ses reins
Du carvi aux graines tendres
Que je mangeais dans ses mains
Je vous tairai les brûlures
Du poivre et certains piments
Il y avait, je vous le jure
De quoi devenir dément !
Le curcuma teinté d’ambre
Illuminait bien des nuits
Et saupoudrait notre chambre
Des lueurs du paradis
Au cours de ces longs voyages
Où paprika et safran
Mettaient des notes sauvages
Nous nous découvrions amants
Emus du pouvoir magique
De nos désirs confondus
Cinglant vers les Amériques
Aventuriers éperdus…
MARCEK


