Faubourg Poissonnière
Des poissons à l’odeur forte
Emboucanaient follement
L’étal mis devant la porte
Exposé à tous les vents
Nous parvenaient les remugles
De chairs en putréfaction
Le vent soufflant dans ses bugles
Nous portait cette infection
Des mouches aux corps bleuâtres
S’agrippaient au dos d’un thon
Toutes les odeurs saumâtres
Montaient de deux ou trois tons
Le quartier fut infesté
On appela la police
Les chats conviés aux délices
Purent bien en profiter
On sut que la poissonnière
Eprise d’un maquereau
Avait quitté la carrière
Pour les trottoirs de Rio !
MARCEK


