Harmonie crépusculaire
Sur le lac rouge, ondoyant,
L'astre qui s'apaise tremble.
Des oiseaux volent ensemble
Sous le phare flamboyant.
Sur un pont, un homme assis
Souffle dans son saxophone
Une gamme qui dissonne,
Puis de longues mélodies...
À la surface vermeille,
Les cygnes majestueux,
Dédaigneux, impétueux,
Nagent sur l'eau qui someille.
Ce tableau d'un soir d'automne
Immergé dans la musique,
C'est un instant nostalgique
Où chaque note résonne.
Des feuilles en abondance
Dans les airs tièdes, se meuvent
Continuellement pleuvent
Grâce à la demi-cadence.
Tout est devenu tendu.
Ici, chaque mouvement
Revient éternellement,
Car le temps est suspendu...
Il n'y a qu'une saison.
Le lac demeure orangé,
Le soleil toujours figé.
Là. Inerte. À l'horizon.


