Vers les surlendemains que nous avons à vivre
Sur tes pas enjoués, j’ai posé mes prunelles
Le temps avait bradé ses instants absolus
J’étais débarrassé de mes aspirations
J’avais emprisonné mes soifs les plus velues
Il fallait pour durer, se remettre en danger
Reconquérir les vents qui s’abîment en mer
Apprivoiser le temps qui nous laisse sans foi
Et demander aux dieux, les pouvoirs souverains
J’ai capté un à un tes soupirs et tes joies
Tu as lancé sur moi tes espoirs et tes larmes
Nous avons embaumé nos gestes de couleurs
Le temps nous a porté vers des cieux plus cléments
Ce chemin, nous l’avons emprunté vent debout
Nous avons couvert nos épaules de ces toges
Vers les surlendemains que nous avons à vivre
La vie est une vraie source, pas une rodomontade.


