Ton esprit
Si j’avais embrassé ton visage fleuri,
Sans chercher à savoir ce que tes yeux cachaient ;
J’aurais gâté sans doute ce mystérieux ballet,
Qui roule sous ton front comme une féerie.
Ce sentiment soudain, léger comme un cabri,
Qui enivre et se pose telle une certitude ;
Couvre le cœur de nœuds quand l’esprit se dénude,
Nous emportant au loin, le merveilleux abri !
J’ai vécu ces tourments, délicieux navires,
Qui lancent les amants vers les cieux hébétés ;
En trouvant dans ton âme qui vient de m’accueillir,
Les charmantes promesses d’un amour invité.


