Attends, attends, un mot encore !

Attends, attends, un mot encore !
Un cœur, un port pour ta présence.
Des lunes, des ciels, un lingot d’or
Et ton sourire, qui enfin danse.

La lande brune où le vent souffle,
Sous le ciel moribond, blessé,
N’as plus que la force d’un gouffre
Où ton absence s'engloutirait

Parler, chanter, déposséder,
Hurler la joie qui te révèle.
Laisse-moi encore dessiner.
Effacer le crayon rebelle.

Je n’ai pas le désir de taire
Un espoir que j’avais formé.
Le temps, le froid, qui nous enserrent,
Nous porterons à nous aimer.