Votre portrait

Vous vous croyez souvent
Un peu à la dérive
Dites-moi pourquoi
Vous n’en profitez pas
Pour ouvrir
Vos ailes au vent

Vous dites parfois
Que la mort est prochaine
Et que vous pèse
Lourdement
Le passage
Sur l’autre rive

Tout autour de vous paraît sombre
C’est que vous n’êtes
Finalement
Qu’une ombre
Au cœur tremblant