Vénus
Nous investirons joyeux
Le temple d’Aphrodite
Qui se cache à nos yeux
Mais qui émergera
Bientôt
De la forêt lointaine
Nous y déposerons
Nos fardeaux quotidiens
Nos doléances
Nos revendications
Nos peines
Victimes ou bourreaux
Vénus reconnaîtra les siens
Verbiage tendre
Paroles distantes voire hautaines
Propos délirants
Rêves incertains
Chimères lointaines
Fantasmes
Tous nos dires en méandres
Serpenteront vers celle
Qui domine et le temple
Et la vallée fleurie
Et le ciel


