Un soleil qui se couche trop lentement
Avec pour tout lien le regard
Et les non-dits plus éloquents
Que les discours
Et qui circulent
Entre eux comme un brouillard
Avec des gestes tendres
Que la jeunesse
Et la vieillesse
Aux deux bouts de la vie
Seules paraissent comprendre
Avec le désespoir
Que me donne à voir
Les vies finissantes
Il ne subsistera plus
A mes yeux dans peu de temps
Que les couleurs rougeoyantes
D'un soleil qui se couche
Trop lentement
© Jacques Herman - 2006


