Un chat
Un chat
Que je ne connais pas
S’est assis sur le coin de ma table
Et mon écriture en devient
D’un seul coup d’un seul
Beaucoup plus confortable
Sa présence insolite
M’aide à tisser les mots
Que je laisse glisser
Sur le papier
Comme des promeneurs
Qui passent
Les quatre fers en l’air
Sur de la glace
Et que rien ne peut arrêter
Mon hôte inconnu
Du coin de l’oeil
M’observe parfois
Il entend feindre
Je crois
Une sorte de complicité


