Terre labourée
On peut lire sur les lèvres
De la terre labourée
Des langues rosâtres
Vont surgir bientôt
Des sillons tracés
Comme des offenses
Silencieuses
Mais bien orchestrées
A l’égard du ciel
A défaut de pouvoir
Lui faire des pieds de nez
La terre humide et nue
Très volontiers dirait
Aux dieux tout le mal
Qu’elle nourrit
A leur égard
Complice la charrue
L’appuierait
La soutiendrait
Dans ses récriminations
Mais l’heure propice
N’est pas encore venue
Et ’altercation
Est remise à plus tard


