Regrettable impair
Les nuages à l’horizon
S’effilochent
S’effilochent
Comme le bas du linceul
De la grande faucheuse
Qui coupe à ras le gazon
La mort ici rôde partout
Les heures apeurées
Prennent souvent
Leurs jambes à leur cou
Et les ailes du moulin
Tournent
Tournent
Au gré du vent
Le sable
Coule
Coule
Dans le sablier
Je ne demande cependant
Rien de plus
Rien de plus
Que l’arrêt des aiguilles
Sur tous les cadrans
On me regarde de travers
J’ai dû commettre
Un regrettable impair
Sans m’en être aperçu


