Poèmes éphémères

Un nuage coincé
Dans les gencives du ciel
S'est mis à pleurer
Ô la douleur cruelle
Que celle
Qu'infligent les étaux

Mes poèmes sont pareils
Aux poissons enserrés
Dans le bec acéré
Des oiseaux de passage

Avalés d'un trait
Les mots à peine écrits
Atteignent déjà
La fin du voyage