Paroles dernières
Le vent s'est engouffré
Dans les rues trop étroites
De ma mémoire
J'entends grincer
Des cordages tendus
Mais tout les reste n'est que silence
Hormis le froissement
De mes propres vêtements
Je viens ramasser
Des feuilles mortes tombées
Comme moi
Dans la déchéance
Le ciel bleuit
A l'horizon
Le soleil
Semble vouloir percer
J'aperçois ici et là
Quelques fragments
De mon passé
Je m'abîme dans l'effort
Insensé
Que je déploie
Pour ne pas mourir désespéré
Les bras en croix
Dans un champ
Fraîchement
Labouré


