Mes voisins de la sixième allée
Tandis que je descends
Je ressens
De légères secousses
Et les cordes tendues
Sur la caisse résonnent
Puis je touche le fond
Des pelletées de terre limoneuse
Petit à petit m'éloignent d'eux
Dont quelques-uns sans doute
Ont des larmes dans les yeux
Le vent les séchera
Longtemps avant
Qu'ils ne prennent la route
Des ivresses joyeuses
En ma première soirée
D'écrasante solitude
Il me plairait de parler un peu
Avec mes voisins de la sixième allée
Mais nous n'avons pas encore
Eté présentés
Il n'entre pas dans mes intentions
De bousculer leurs habitudes
Nous apprendrons
Progressivement
A nous apprivoiser


