Marmite
Rien à dire
Rien à déclarer
Je laisse mijoter
Les heures creuses
Dans le bouillon du temps
On y voit
En s’approchant un peu
Du bord de la marmite
Les grands songes vains des soirs d’été
Les images pleines de banalité
Quotidienne
Et des masses d’Illusions
Qui camouflent les peines
Et qui noient les chagrins
On peut y jeter
Pourquoi le taire
Selon les goûts particuliers
Un assaisonnement
Savamment composé
De rêves lyophilisés
Que l’on aura mêlés
A des herbes amères


