Les poches sous les yeux
Les poches sous les yeux
Alourdies de silence
Les mains enfouies
Dans celles du veston
Déjà largement remplies
De souvenirs inutiles
De grains de tabac
Et de quelques bonbons
La tête en l'air
A compter les nuages
A s'interroger
Sur le vol des oiseaux
Puis à se faire des illusions
Sur le monde qui tourne
Sans qu'il s'en aperçoive
Sur la durée des jours
La douceur du printemps
Sur la fille aux seins lourds
Et le jeu des enfants
Derrière l'école
Dans la petite cour
Tiens voilà dit-il
Les cloches de l'église
Qui se mettent à sonner
Puis il compte les coups
C'est l'heure de rentrer


