Les perles qui poudroient

Ô ma vie
Je te donne congé
Va-t’en donc explorer
Les terres lointaines
Dans lesquelles les rêves
Du monde sont ancrés

Oublie les dragons
Les sirènes
Les korrigans
Les monstres des fêtes foraines
Les cracheurs de feu
Et les machines à remonter le temps

Recherches-y plutôt
Ces perles hautaines
Semblables à celles
Que l’on porte en collier

Elles y poudroient en scintillant
Ecrasées par un pilon
Dans un mortier de marbre blanc