Les paysans
Ils courbent l'échine
S'inclinent
S'abaissent
Et se soumettent
Enfin
Dominés à jamais
Y compris par leur chien
Qu'ils caressent
Le soir d'une main distraite
Quand tombe la nuit
Parfois leur naît une pensée secrète
Rêvant alors d'un monde
Qui leur soit soumis
Ils se prennent la tête
Mais le matin venu
Ils retournent aux champs
Et creusent des sillons
Jusqu'à la fin du jour
Le front plein de sueur
Fourbus
Et la mine défaite


