Les mouches
Comme une onde la peur
Vient se répandre en vous
Tétanisée vous ressemblez
A la Victoire de Samothrace
Dont les bras sont tombés
A la suite d’un effroi
Vous avez le regard fixe
Et j’entre dans
Votre champ de vision
Mais vous ne m’apercevez pas
Et j’en perds la raison
Autour de vous
Des mouches volent
Parfaitement insensibles
A votre malheur
Elles ne sympathisent d’ordinaire
Qu’avec des êtres pleins
De sagesse
Et de sérénité


