Les enfants
Ils s'en remettent aux vieux
En toute innocence
C'est le jeu
Naturel de l'enfance
Et l'attente des parents
Parfois pourtant je pense
Au petit roseau de Jammes
Qui engendre à lui seul
Les frémissements cruels
Les brisures
Les tourments douloureux
Les ruptures
Alors l'âme se repose
Mais à l'instar des roses
Elle arbore ses épines luisantes
Et le coeur n'en peut plus
Et nous laisse
Faibles et désarmés
Jusqu'à la moelle des os


