Les dieux immortels
Le devoir mortifère
De la pluie qui s'abat
Sur les villes qu'elle inonde
Ou celui tout aussi
Atroce des maladies
Qui emportent le monde
Sont les baves cruelles
De ces dieux immortels
Que vous vénérez
Et devant lesquels
Humbles et contrits
Tremblants et timorés
Vous vous prosternez
En d'interminables recueillements
Dans votre aveuglement
Si vous le désirez
Entonnez à leur gloire
De vains chants d'allégresse
Mais souffrez qu'à mes yeux
Aucun alléluia
Jamais ne vaudra
D'une fille des trottoirs
Le moindre poil des fesses


